Accueil
AccueilAccueil PrévisionsAll around the world 2011/2012 Inde et NépalInde et Népal Asie du Sud-EstAsie du Sud-Est AustralieAustralie Amérique du SudAmérique du Sud Amérique du NordAmérique du Nord Carnet de voyageCarnets de voyage CommentairesVos commentaires ... ecrireNous écrire
 


La Bolivie
Nous sommes passés par là .... Nous sommes là ....
Retour vers le Pérou



Afficher Bolivie sur une carte plus grande
Suivez nous en Colombie





La Paz, mardi 24 avril 2012

Nous sommes finalement partis à 23 h et nous nous sommes rapidement endormis en supportant bien la grosse couverture de laine car il faisait bien frais.

C’est l’immobilisation du bus qui nous a réveillés vers 6 h du mat. Il y avait plein de véhicules arrêtés et plein de gens qui marchaient sur la route.

Nous avons pensé être à la frontière et qu’il fallait faire la queue. Pas du tout ! Nous étions encore loin de la Bolivie.

Par contre, la route était bloquée par des manifestants qui avaient mis des pierres sur la route. De nombreux minibus locaux faisaient demi-tour. Notre bus s’est approché au plus près.

Plusieurs chauffeurs ont tenté d’enlever les pierres mais ont vite renoncé car ça chauffait pour eux.

Rapidement, la police est arrivée et la route a été dégagée. Le bus a continué son chemin mais pendant les 5 kms suivants, il y avait régulièrement des pierres sur la route, des pneus qui brûlaient. Mais le bus est passé !

Rapidement, la police est arrivée et la route a été dégagée. Le bus a continué son chemin mais pendant les 5 kms suivants, il y avait régulièrement des pierres sur la route, des pneus qui brûlaient. Mais le bus est passé !

Pendant des dizaines de kms, nous avons longé le lac Titicaca. Il est vraiment immense.

Par moment, on ne voyait pas de côte de l’autre côté, on aurait cru être en bord de mer.

Et puis nous sommes arrivés à la frontière dans une petite ville très animée avec plein de vendeurs en tout genre.

Nous sommes tous descendus du bus. Nous devons passer au poste de l’immigration péruvien. Ensuite nous devons traverser à pied un pont d’une cinquantaine de mètres, au bord du lac, entre les deux pays.

Le bus, lui, doit traverser à vide et nous attendra après le poste de l’immigration bolivien.

   


Il y a là aussi une petite ville très animée, un marché et une ribambelle de dames aux chapeaux ronds, qui changent les différentes monnaies contre des « bolivianos » derrière leur petit bureau.

    

Nous devons avancer nos montres d’une heure. Nous n’avons plus que 6 h de décalage avec la France.

Nous faisons la queue pour obtenir notre visa bolivien. Nous entrons dans un bureau où trône sur le mur un portrait du président Evo Morales en tenue traditionnelle.

Evo Morales est le premier président bolivien d’origine andine.

Le douanier, sympa, nous a accordé 90 jours de visa. C’est le maximum.

Nous remontons dans le bus.

Nous voyageons avec une troupe de jeunes danseurs boliviens qui sont allés présenter leur spectacle à Cuzco. Ils avaient fait une tournée en France, l’été dernier, à Paris, Dijon et d’autres petites villes.

Ils nous souhaitent la bienvenue en Bolivie et nous chantent une chanson. C’est bien sympa !

Il reste un peu plus de deux heures pour atteindre La Paz.

C’est la capitale la plus haute du monde, étagée de 3200 à 4000 m. Nous avons effectivement une vue surprenante lorsque nous sortons de la gare de bus. Nous sommes entourés de très hautes collines, très très pentues, couvertes d’habitations.

Le centre historique se situe tout en bas. C’est là, bien sûr que nous avons prévu de nous loger et nous prenons un taxi pour aller près de la Plaza Morillo. Mais en route, le chauffeur nous explique qu’il n’est pas sûr de pouvoir nous déposer dans la rue de notre hôtel car il y a, en ce moment même, une grande manifestation contre le gouvernement et qu’il a entendu que le secteur de la Plaza Morillo est bouclé par la police car c’est là que se trouvent le Palais Présidentiel et le Congrès.

Décidément nous sommes en pleine contestation sociale aujourd’hui !!!

Le chauffeur écoute les infos à la radio et l’on entend, en direct, d’importantes détonations provenant de la manif ! Effectivement lorsque nous arrivons vers notre hôtel, un impressionnant dispositif policier est installé et bloque l’accès aux véhicules et filtre l’accès aux piétons. Les policiers nous laissent passer lorsque nous donnons le nom de notre hôtel. C’est donc dans une drôle d’ambiance que nous marchons environs 200 m pour rejoindre l’hôtel Torino, entre des policiers à pied, d’autres à motos, tous très armés et des camions équipés de canons à eau !!! BON !!!

Nous avons quand même le temps de voir que le centre historique et très beau ainsi que notre hôtel situé dans un ancien palais colonial. Les parties communes ont beaucoup de caractère. Par la contre la chambre est très basique sans charme particulier et il y a des décos égyptiennes !!!

Quel dommage, connaissant le bel artisanat dont ils disposent !

Il est 13 h lorsque nous posons enfin nos bagages.

Lorsque nous ressortons, la rue est réouverte à la circulation. La manifestation doit être terminée et ne s’est donc pas aventurée dans le secteur.

Il reste encore beaucoup de policiers dans les rues mais cela doit être maintenant le quotidien, comme cela l’était dans toutes les villes du Pérou.

Hou là là ! ça monte et ça descend sévère à La Paz !!! C’est bien pire qu’à Cuzco, bien plus pentu et nous souffrons, enfin nous soufflons . . . beaucoup ! Les gens sourient et nous disent : « altitudo » d’un air compatissant !

Par contre, il ne fait pas froid et même très chaud avec le soleil. Le quartier de l’artisanat est très sympa. Nous visitons plusieurs hôtels car nous cherchons une chambre avec wifi pour demain. Il y a de très belles demeures mais les prix sont en conséquence. Nous dénichons finalement, après avoir failli renoncer, un endroit charmant, comme nous les aimons, Arcabucero Hostal Inn.

Nous rentrons épuisés de notre balade. Il est vrai que la nuit dans le bus a été courte et malgré 30 jours déjà passés au Pérou, nos corps souffrent encore de l’altitude.

La Paz, mercredi 25 avril 2012

Nous avons dormi comme des loirs. Il faut bien tout ça pour être en forme pour une journée de balade dans les rues de La Paz. Nous nous apprêtons à rejoindre notre nouvel hôtel. Nous avons prévu de prendre un taxi mais on nous dit qu’une nouvelle manifestation est prévue ce matin et que la circulation va être complètement bloquée dans tout le centre.

Effectivement lorsque nous arrivons dans la rue, il n’y a aucun véhicule. Alors nous partons à pied avec nos fidèles sacs à roulettes (vive les roulettes !). Notre nouvel hôtel n’est pas excessivement loin. Par contre, il est plus HAUT. Et ça monte, et ça monte !!!!!! et nous soufflons, et nous soufflons !!!!!!

Avant, nous avons traversé la grande avenue et il y a encore beaucoup de policiers mais aussi des journalistes avec appareils photos et caméras. On nous a expliqué que ces manifestations réclament la grande réforme du système de santé promise depuis trop longtemps.

Evo Morales a été très populaire pendant son premier mandat. Il était le dirigeant du syndicat des cultivateurs de coca, avant de devenir le premier indigène à être élu au suffrage universel en Amérique du Sud.

A l’époque, avec son gouvernement, il a commencé de grandes réformes agraires et des programmes sociaux, il a nationalisé le gaz et le pétrole boliviens, il a fait reconnaître les droits des indigènes. Il a été réélu, 4 ans plus tard en 2009. Mais depuis, on lui reproche ses promesses non tenues et il fait face à de très importants mouvements sociaux. On craint aussi une dérive autoritaire suite à la gestion violente de certaines crises et surtout depuis qu’il a annoncé vouloir briguer un 3ème mandat alors que la constitution n’en prévoit que deux. (C’est vrai que çà, ce n’est pas bon signe !)

Lorsque nous arrivons à l’hôtel nous voyons des images de la manif à la télé. Par contre, nous avons le son en direct. Nous entendons au loin des bruits de tirs et d’explosions. Cela va durer deux bonnes heures puis tout va se calmer comme hier.

Les rues sont rendues à la circulation et c’est à nouveau un trafic intense de taxis collectifs et de bus qui dégagent tous d’horribles gaz d’échappement noirs. C’est vrai qu’il y a aussi beaucoup de pollution ici et cela contribue aussi, à mal supporter l’altitude.

d’échappement noirs. C’est vrai qu’il y a aussi beaucoup de pollution ici et cela contribue aussi, à mal supporter l’altitude.

Notre hôtel se situe, lui, dans un endroit très calme, au croisement de petites rues peu fréquentées par les véhicules. Nous trouvons qu’il est très bien placé. Si l’on part vers la gauche, on est très vite dans les rues du quartier artisanal, très touristiques, avec un peu plus loin le « marché des sorcières » (à suivre demain…)

Si l’on part vers la droite, on arrive dans un quartier plus populaire avec un grand marché le long des rues, de la nourriture, des fleurs…

On y croise de nombreuses « cholitas », ces dames qui portent jupe et jupons imposants (on se demande combien il y en a), un grand châle de fils et un chapeau rond posé bien droit sur la tête.


Notre hôtel a beaucoup de charme. Les chambres sont sur deux étages autour d’un grand patio couvert.

Nous sommes très bien ici !

Mais l’altimètre le situe à 3 650 m d’altitude !

   

Dans l’après-midi, nous visitons le petit musée de la coca, très près de l’hôtel. On nous donne à l’entrée un cahier à spirale avec toutes les explications en français des différents panneaux exposés. C’est très instructif.

Comme au Pérou, l’usage de la coca est en Bolivie à la fois culturelle et spirituelle. Elle est consommée encore aujourd’hui par environ 85 pour cent des Andins. Elle sert à des fins nutritionnelles et médicales. Elle est un adaptateur à la vie en altitude et elle augmente la capacité à l’effort. On dit que c’est elle qui permet à tous les mineurs péruviens ou boliviens de supporter les conditions de travail dans les mines. La coca a aussi une valeur spirituelle. Les peuples des Andes ont une histoire très riche. Leurs civilisations avaient de très grandes connaissances dans les domaines de l’astronomie, de l’architecture, des sciences, de la médecine. . . Ils pensent que la coca, est un cadeau de la Pachamama et lui attribuent des pouvoirs de communication avec les dieux de la nature et de la connaissance.

Bien sûr le gros problème de la culture de la coca, c’est qu’elle sert d’une part à des fins légales, entre autres pour l’industrie pharmaceutiques pour ses qualités d’anesthésique et aussi pour la boisson gazeuse la plus connue au monde, le coca-cola qui utilise encore les feuilles pour le goût et importe des millions de tonnes par an. Mais elle sert d’autre part aux narcotrafiquants pour faire la cocaïne mais aussi le crack, drogues vendues presque exclusivement aux pays développés. Et ce sont eux qui tirent les plus gros profits de cette culture sans parler des problèmes de santé publique mondiale et d’extrême violence que cela génère.

On nous a beaucoup parlé des narcotrafiquants au Pérou. C’est le problème majeur du pays et d'une grande partie de l'Amérique du Sud.

La Paz, jeudi 26 avril 2012

Bienvenue au « Mercado de las Brujas »,

le Marché des Sorcières.

On trouve là toutes sortes d’herbes, de pierres magiques, des potions mystérieuses qui soignent tout !

Il y a des amulettes aux dessins explicites garantissant amour, succès professionnel et bonne santé. Il y a celles aux formes animales. Chaque animal possède une qualité particulière, ainsi vous choisirez un puma pour sa force, une chouette pour sa sagesse, mais aussi un condor pour voyager en toute sécurité, une tortue pour garder la santé, une grenouille pour faire fortune.

ainsi vous choisirez un puma pour sa force, une chouette pour sa sagesse, mais aussi un condor pour voyager en toute sécurité, une tortue pour garder la santé, une grenouille pour faire fortune.

Pour avoir tout en un, il faut acheter une statuette de la Pachamama !

Il y a aussi, des insectes, crapauds et grenouilles séchés et plus ragoutant, des fœtus de lamas séchés.

    

Chez les indiens Aymaras, il est de coutume d’enterrer un fœtus de lama quand on construit sa maison, quand on débute un commerce pour que la Pachamama protège les personnes qui se trouvent sur ce terrain et leur apporte la bonne fortune.

Les paysans enterrent également un fœtus de lama dans leurs champs en espérant que la déesse leur apportera de bonnes récoltes.

Il est amusant de voir que même la religion catholique peut se mêler à toutes ces croyances car des images de saints font partie intégrante de certains des objets de ce marché des sorcières !

Cet après-midi, nous sommes allés sur le plateau qui domine la ville.

En montant, nous voyant les habitations qui sont vraiment accrochées à la pente.

Le jeudi, il y a un grand marché, le Mercado d’El Alto.

Mais c’est surtout pour la vue que l’on a de là-haut sur le canyon de La Paz et sur la Cordillère Royale que nous avons pris un taxi collectif pour monter à près de 4 000 m.

Aujourd’hui, le temps est beau, le ciel assez dégagé et nous avons une vue superbe sur la ville et les pics enneigés dominés par le Mont Illimani.

Nous sommes déjà bien essoufflés en descendant du bus mais il nous faut encore grimper une long escalier pour accéder au marché sur le plateau.

sur le plateau.

    

   

C’est un immense marché. Une sorte de prêtre bénit les étals. On y trouve de tout, des jupons aux pièces automobiles.

   

Et puis il y a le manège local pour enfants avec des karts, voitures et petits bus à pédales.

   

La Paz, vendredi 27 avril 2012

Aujourd’hui, balade jusqu’à la Plaza Murillo, bien plus sereine que le jour de notre arrivée.

Certes, il y a des policiers mais comme partout et puis c’est normal étant donné la présence du Palais Présidentiel (ci-dessous). Il y a aussi le Congrès qui côtoie la Cathédrale.

C’est encore une place aux pigeons très fréquentée et les bancs sont bien occupés.

   

A midi, nous allons manger un menu du jour dans un tout petit resto. Nous nous nous asseyons à côté d’un français. Très rapidement Marc et lui réalisent qu’ils se connaissent, ils travaillaient ensemble à Trampoline à Die. Le monde est vraiment petit ! Une de ses filles travaille à Cuzco et après le Pérou, il est venu faire un petit tour en Bolivie avec toute sa famille. C’est rigolo !

Aujourd’hui, le marché aux fruits, légumes et fleurs est immense. Il occupe deux grandes rues fermées à la circulation. C’est toujours un plaisir de déambuler dans ces marchés typiques.


   


Il y a tous les légumes imaginables avec des tailles incroyables, des carottes et des radis Énormes !

Et puis il y a les « papas », les pommes de terre !

   

Il faut savoir que c’est de Bolivie que Parmentier a rapporté la fameuse pomme de terre en France.

A l’époque, cela faisait déjà des centaines d’années que les peuples andins la cultivaient et avaient créé des centaines de variétés.

Ils avaient même inventé un processus de déshydratation pour la conserver.

Sur le marché, on trouve les variétés classiques bien sûr mais aussi bien d’autres avec des formes et des couleurs surprenantes.

les plus longues . . .

les plus colorées . . . et les fameuses papas déshydratées

    

Ici, partout, nous aimons les COULEURS !!!

La Paz, samedi 28 avril 2012

Nous aimons les couleurs des tissus.

    

   

Nous aimons les couleurs des jupes et des châles assortis !

<   

Nous aimons les couleurs des bus

(mais pas les odeurs !!!)

    

   

Nous aimons les couleurs de la jolie rue Jaén du quartier colonial que nous avons visité aujourd’hui.

   

Nous aimons les couleurs de la Cordillère sous le super ciel bleu d’aujourd’hui !!!

La Paz, lundi 30 avril 2012

Aujourd’hui, spéciale dédicace

à Jean-Marc et André,

qui ne vont pas en croire leurs yeux !!!!!!!!!!!!!!!!!!

Hier, nous avons fait la descente de la très fameuse « route de la mort » bolivienne en VTT !!!

Nous sommes descendus de La Cumbre de La Paz à 4700 m d’altitude jusqu’à Yolosa à 1100 m !

Nous sommes donc partis, entourés de pics enneigés pour arriver dans une région chaude, avec des plantations de bananiers !

Il y a quelques année, cette route était la seule connexion entre La Paz et l’Amazonie et était donc fréquentée par les camions et les bus et un nombre considérable d’accidents, ou plutôt de chûtes, s’y produisaient. C’est une route de terre et de cailloux qui fait par endroit à peine 3 m de large. Elle avait été déclarée en 1995, la route la plus dangereuse du monde. Tapez « route de la mort » dans Google et vous pourrez voir des images impressionnantes de l’époque où elle était ouverte à la circulation.

Aujourd’hui, la route de la mort est devenue une attraction touristique. Depuis 3 ans, une nouvelle route assure la liaison jusqu’à Coroico et la route de la mort et presque exclusivement réservée aux VTTistes et c’est vrai que lorsque l’on passe à certains endroits, on a du mal à imaginer comment un bus ou un camion pouvait passer !

Tout est super bien organisé. Nous sommes un groupe de 10 avec 2 guides et 2 minibus qui nous ont suivis sur tout le parcours.

Nous avons commencé par un bon petit-déjeuner, tous ensembles, dans un café de La Paz.

Puis en minibus,nous sommes montés jusqu’à La Cumbre, 4700 m, sous un magnifique ciel bleu.

Là chacun a mis son équipement : pantalon, veste, coudières, genouillères, gants, casque.

Et chacun a récupéré son VTT, à super suspensions et freins hydrauliques.

    


Vu d'ici, je me rends compte que je suis la plus petite !

C’est parti pour 64 kms de pure descente !!!

Hé oui Jean-Marc, il n’y avait que de la descente évidemment !

   

La première partie s’effectue sur la nouvelle route goudronnée sur une vingtaine de km.

Les paysages sont à couper le souffle !

Nous partons de la haute montagne, on aperçoit les neiges éternelles toutes proches, les sommets pelés et on descend très vite vers une première vallée autour de 3000 m où coulent des dizaines de cascades !

Puis nous arrivons au départ de la véritablement nommée « route de la mort ».

Adieu le goudron et vive les cailloux.

Malheureusement, en descendant nous sommes rentrés dans une zone de brouillard et un peu plus tard, il y aura une petite pluie fine.

C’est dommage pour les paysages qui sont superbes.

C’est là que les choses sérieuses commencent... à droite des précipices de 1000m, à gauche une paroi rocheuse et ses cascades.

Mais bon, c’est vraiment assez large pour un vélo.

Il faut quand même rester prudent bien sûr.

Moi je vais à ma vitesse, j’ai beaucoup de mal à lâcher les freins, je ne suis pas une casse-cou et ça me suffit comme émotions ! Je me fais un peu secouer comme un prunier, les mains et les bras crispés par les secousses !

Mais le paysage mérite l’effort !

Marc me quitte par moment pour se faire plaisir avec un peu plus de vitesse puis m’attend plus loin. Malgré le temps, c’est très sympa !

   

       

On arrive ensuite dans les Yungas, les forêts tropicales d’altitude qui font le lien entre les plateaux andins et la jungle amazonienne.

On passe sous des cascades, on longe des petits ruisseaux qui descendent de la montagne et traversent parfois la route.

Le ciel se dégage petit à petit. Il fait de plus en plus chaud.

C’est très beau.

    

Les guides nous photographient pendant tout le parcours et font des vidéos. Ils nous donneront un CD demain. Marc a beaucoup filmé aussi. J’espère que nous pourrons vous montrer des images rapidement.

Apres 4 heures de vélo, nous arrivons bien crevés au point le plus bas et fin de la balade...

Sur 64kms, nous aurons à peine pédalé, peut être un km, et encore.

Ça c’est du vélo sympa, comme on aime.

Mais cela n’enlève rien à la performance et nous pourrons marquer cette journée d’une croix rouge dans les annales sportives de Marc et Isabelle !!!

Le tour se termine dans un resto, dans une végétation tropicale.

Il fait très chaud et ça fait du bien.

On peut prendre une douche. Nous en avons bien besoin. Il y a même une piscine, mais un peu fraîche. On ne se laisse pas tenter.

Retour sur La Paz.

Presque 3h de route.

Nous sommes KO !!!

Mais encore de beaux paysages sur la route . . .


La Paz, mardi 1er mai 2012

1er mai à La Paz . . . sans commentaire

    


   


La Paz, mercredi 2 mai 2012

Je vous écris aujourd’hui avec un clavier qui ne prend pas les accents ! Il faut utiliser le correcteur. Il y aura sûrement des oublis !

TRES TRES MAUVAISE JOURNEE

On nous a volé nos deux ordinateurs dans notre chambre !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Nous étions sortis à peine trente minutes pour aller acheter des billets de train que nous n’avons pas pu avoir d’ailleurs, le train de ce soir étant annulé pour cause de blocage par des manifestants.

Lorsque nous sommes rentrés, notre chambre n’était plus fermée à clé et un argentin arrivé le matin même, avait disparu et n’est jamais revenu. Il a réussi à détourner l’attention de Victor, le jeune garçon qui tient l’hôtel et a pris la clé à la réception ou a ouvert avec une technique «personnelle ».

Nous avions relâché notre attention en n’attachant pas les ordis, ce que nous faisons depuis 8 mois car nous nous sentions trop bien dans cet hôtel et c’était aussi l’avis des autres touristes. Il est très sécurisé au niveau des entrées et sorties. Effectivement, Victor a déverrouillé la porte d’entrée comme il le fait toujours pour que le voleur sorte. Effectivement aussi il sortait avec son sac à dos mais le pauvre ne pouvait imaginer qu’à l’intérieur il y avait nos ordis ! Les voleurs sont trop malins ! C’est comme ça !

Nous avons passé l’après-midi au poste de police avec le directeur de l’hôtel, qui heureusement parle très bien anglais, mais qui était dans tous ses états aussi car il n’avait jamais eu de problème depuis dix ans de fonctionnement de son hôtel. De plus, il nous avouait être très mal à l’aise dans les locaux de la police qu’il décrivait comme malsaine et corrompue. Il doutait fort que nos ordis nous soient rendus même s’ils étaient retrouvés, ce qui était fort improbable d’ailleurs.

Effectivement, nous avons passé plus de 2 h pour faire la déclaration de vol. Il a fallu que l’on défende Victor qui était un suspect facile pour eux malgré l’évidence de la culpabilité de cet homme qui avait fourni une pièce d’identité argentine, qui avait payé sa nuit d’avance et n’est jamais réapparu.

Une fois enfin la déclaration d’une seule page (2h !) signée, nous souhaitions une copie pour l’assurance et l’officier de police a dit qu’il fallait faire une autre démarche. Par contre, il a décidé de faire des investigations dans la minute. Nous sommes retournes à l’hôtel avec un policier technique qui a pris des empreintes dans la chambre. On se serait cru dans une série policière de TF1 !

Bien sûr, pas d’empreintes sur les tables et ils ont embarqué notre multiprise pour le …Labo !!!

En plus des 2 ordis, nous n’avons plus de prises. Bref…

Le plus important pour nous était d’avoir la déclaration pour l’assurance. L’officier, après nous avoir expliqué qu’il fallait contacter un avocat qui devrait demander une copie à la police, a proposé, pour nous arranger bien sûr, de nous donner ce papier demain contre un billet de 100 bolivianos.

Certes, ce n’est pas une somme énorme (un peu plus de 10 euros), mais c’est ainsi que nous avons fait connaissance pour la première fois, avec la corruption !

La Paz, jeudi 3 mai 2012

Aujourd’hui nous avons récupéré notre déclaration de vol !

Nous avons réconforté Victor, très choqué par ce qui s’est passé et qui se sent responsable.

Nous avons racheté un ordinateur mais avec un clavier qwerty, sans accents …

Nous avons pu acheter des billets de train pour partir demain pour Tupiza, au sud du pays.

Tupiza, samedi 5 mai 2012

Hier, à 8h30, nous sommes partis en bus jusqu’à la ville d’Oruro. De là, nous avons pris un train à 15h30 pour aller a Tupiza, une ville au sud de la Bolivie, a deux heures de l’Argentine.

Nous sommes arrivés à 4h du matin. Nous étions attendus par Santos qui tient un hôtel ici et organise les tours dans la région. Vingt minutes plus tard, nous terminions notre nuit dans un lit bien confortable.

Demain, nous partons pour une grande excursion de 4 jours dans la région désertique du sud Lipez, avec ses volcans, ses lacs, ses geysers… puis nous remonterons au nord, vers le Salar de Uyuni, l’immense désert de sel, le plus grand du monde. Tous les voyageurs vantent la beauté des paysages de ce tour.

Par contre, pas de connexion internet avant mercredi !

Dimanche 6 mai, 1er jour du tour

A 8h ce matin, nous partons pour un périple de presque 1000 km, sans aucune route goudronnée, seulement des pistes ! Nous savons par avance que les conditions d’hébergement seront précaires ! De plus, nous allons toujours être entre 3 600 et 5 000m d’altitude.

Nous partons dans un gros 4x4, avec un couple d’anglais, Mark and Lucy, le chauffeur guide Victor, et Nelba, sa mère qui sera notre cuisinière.

Tout le long de la journée nous allons passer les montagnes, d’une vallée à une autre avec des formations géologiques très différentes et toujours très impressionnantes.

Voici notre étape d’aujourd’hui :

A peine 5 km au-dessus de Tupiza, le 4x4 grimpe et déjà il y a des superbes paysages.

On traverse la Quebrada Palala, des formations rocheuses rouges. Puis on monte très haut pour avoir une vue à 360 degrés sur El Sillar. Le panorama est exceptionnel, des canyons, des montagnes rouges et vertes d’un côté, des pics ocre de l’autre.

   

   

Nous continuons sur les pistes parfois bonnes parfois très chaotiques. A chaque sommet, nous découvrons de l’autre côté, une nouvelle vallée, un nouveau canyon. Selon l’altitude, nous voyons des troupeaux de lamas.

   

Nous nous arrêtons justement dans un grand champ ou il y a plein de lamas. C’est ici que nous allons prendre le repas de midi. Pendant que nous allons nous balader, Nelba prépare ce que nous pensons être un pique-nique. Mais quand nous revenons vers la voiture, nous avons la surprise de constater qu’un véritable repas nous attend. Il y a même une nappe sur le capot ouvert et dessus des assiettes, des couverts, un plat de crudités, du riz, des escalopes de poulet panées avec des pommes de terre, des fruits… Tout ce qu’il faut. C’est génial. Cela va être ainsi pendant les 4 jours. Nelba va nous chouchouter en nous préparant plein de bonnes choses.

   

C’est ainsi que nous allons manger dans le silence de la montagne en regardant les lamas qui broutent juste à côté.

Nous arrivons dans le petit village de Cerrillo. Même si l’électricité arrive jusque-là, nous avons l’impression d’être au bout du monde. C’est le premier village que l’on rencontre depuis des heures. C’est très pauvre. Les habitants ne vivent que de ce que leur rapporte l’élevage des lamas : la laine et la viande. Il y a très peu de cultures, le sol est aride.

   


Nous continuons notre route et nous arrivons vers 17h dans le village de San Antonio de Lipez. C’est là que se situe notre refuge pour la nuit. Nous avons un dortoir de 6 lits avec Mark et Lucy. Nous savons que la nuit va être très froide (autour de 0), alors nous nous partageons les couvertures des deux lits supplémentaires. Quatre couvertures en laine de lamas chacun vont encore peser une tonne !

Nous faisons le tour du village très rapidement vu la taille. Nous rentrons dans la cour de l’école et regardons les classes à travers les vitres. C’est très minimaliste. Par contre, il y a un petit bureau pour le directeur. Je vais étudier la question !

Comme c’est le jour des élections en France et que depuis que nous sommes partis il n’y a eu aucun réseau téléphonique (ici non plus) et encore moins internet, nous ne connaissons pas les résultats. Nous partons aux nouvelles avec Mark et Lucy car nous avons repéré trois maisons avec une parabole et nous allons voir si les habitants peuvent nous renseigner grâce à Lucy qui parle très bien espagnol. Chacun nous reçoit très bien mais ne sait rien à ce sujet. Je crois que nous devrons attendre mercredi pour savoir !

Au refuge, nous nous retrouvons 8 autres touristes, un couple de jeunes français, 2 américaines et 4 belges. Nous allons nous retrouver tout le long du circuit et à chaque hébergement et il y a une très bonne ambiance.

Les conditions sont quand même très sommaires. Il n’y a que deux toilettes, pas de douche et nous sommes donc 12 touristes, 3 chauffeurs et 3 cuisinières !

Lundi 7 mai, 2eme jour du tour

La nuit est passée. Nous n’avons pas eu trop froid mais avons mal dormi. Pourtant, il faut déjeuner à 5h30 pour partir à 6h. Nous avons une longue étape aujourd’hui.

Nous partons sous la pleine lune et arrivons sur les ruines de l’ancien village de San Antonio, bien plus grand que l’actuel mais qui situe bien plus haut, à 4000m. Il y avait là des mines d’or et d’argent aujourd’hui épuisées. Depuis le village a été abandonné car les conditions de vie étaient trop rudes. Le guide nous explique que les espagnols avaient fait venir ici des esclaves d’Afrique car il n’y avait pas assez d’indiens pour extraire rapidement toutes les richesses du lieu. Lorsqu’on se retrouve sur place, on a du mal à imaginer comment ils ont pu supporter le froid et l’altitude sachant qu’à cela s’ajoutaient des conditions de travail épouvantables dans les mines.

Le lieu, entouré de montagnes enneigées, avec la pleine lune d’un côté et le soleil levant de l’autre, devient assez magique.

   

La piste continue, les paysages défilent. Les pics et les volcans de la Cordillère se détachent maintenant sur un super ciel bleu.

   

   

Nous traversons le lit de dizaines de petites rivières. Heureusement, le 4x4 est très haut, avec des roues énormes. Victor est un très bon conducteur. Il essaie de nous éviter le plus de secousses possible mais ce n’est pas facile pour lui et de telles journées de conduite doivent être très fatigantes.

Enfin, au détour d’un sommet nous découvrons le premier lac : La Laguna Morejon.

Puis un autre, La Laguna Hedionda et nous voyons les premiers flamants roses qui arrivent à cette époque de l’année sur tous les lacs de la région.

Et puis une autre merveille : La Kollpa Laguna. Autant vous dire que nous ne cessons de nous extasier !


Nous apercevons ensuite le premier petit désert de sel : le Salar de Chalviri.

Puis en continu la Laguna Polques. C’est ici que nous allons prendre le repas de midi. Pendant que Nelba cuisine, on peut se baigner dans la petite piscine aux eaux à 37 degrés qui borde le lac. Marc a seulement trempé les pieds. Moi, je me suis abstenue. L’eau sent un peu le souffre. Il y a de très nombreuses résurgences d’eaux chaudes très en raison de la proximité des volcans.

D’ici nous pouvons voir le majestueux volcan Uturuncu (6008 m) aux couleurs magnifiques.

Nous repartons et très vite nous longeons le désert de Dali. Son nom est un hommage justifié au peintre. Malheureusement, on ne peut désormais le voir que de loin. Les jeeps ne peuvent sortir de la piste. Alors les vigognes sauvages savent qu’elles peuvent se promener tranquillement. Les couleurs sont superbes.

    

    


Enfin, nous arrivons à l’extrême sud de la Bolivie, le bout du bout du monde, dans la Cordillère du Lipez. De l’autre côté des montagnes, c’est le Chili.

Là, apparaissent deux lacs, à droite La Laguna Blanca et à gauche La Laguna Verde. Ce dernier serait l’un des sites préférés des grands photographes. Mais sa couleur verte est changeante selon les vents et aujourd’hui, le vert n’est pas très soutenu. Le lieu est cependant superbe, avec les volcans en arrière-plan. Par contre, il y a un vent glacial. Nous sommes ici à 4500m !

   

   

Nous reprenons la route vers le nord et montons toujours en altitude. Nous arrivons sur le site des geysers Sol de Manana. Nous sommes au maximum de la journée, à 5000m.

   

Ici, ça chauffe pourtant, il fait extrêmement froid ! Il ne faut pas s’approcher trop près des cratères. Ça bouillonne !

   

Nous redescendons à 4500 m jusqu’au refuge de la deuxième nuit.

Il fait encore plus froid qu’hier alors on s’équipe encore plus pour la nuit.

Bonne nuit ! Nous sommes crevés !

mardi 8 mai, 3eme jour du tour

Aujourd’hui, nous partons un peu plus tard, à 7h !

Et à peine à un km du refuge, nous découvrons le lac colore, la Lagune Colorada. Si pour beaucoup, c’est la Laguna Verde qui est le plus beau des lacs, pour moi c´est vraiment celui-ci !

   


Il doit sa couleur rouge ou orange, selon la position du soleil, à ses algues microscopiques qui réagissent à la lumière. Ces algues font le bonheur des flamants roses qui sont déjà là par centaine.

Nous sommes au début de l´hiver austral et Victor nous explique que les oiseaux viennent ici pendant l´hiver pour la nourriture mais aussi parce que l´eau est chaude. En effet, on voit de la vapeur d´eau qui s´élève sur les rives. De plus, le lac n´a que 30 cm d´eau.

   

L´eau sur les bords a une couleur incroyable.

   

C´est vraiment super beau !

Nous reprenons la route et nous allons entrer dans le désert de Siloli. Ici aussi c´est aussi un paysage digne des tableaux de Dali avec des pierres gigantesques aux formes bizarres dont la plus connu est l´arbre de pierre (arbol de piedra). On peut grimper sur les autres rochers, par contre celui-ci est protégé. Victor nous dit qu´il risque de tomber dans quelques années à cause de l´érosion alors autant éviter d’accélérer le processus avec des milliers d’humains qui montent dessus.


   


Ici, comme tout le monde, on s´amuse avec les perspectives !

   

Nous traversons des plateaux aux couleurs chaudes, rouge, jaune, marron, ocre.

Nous voyons des lapins du désert à la queue d´écureuil.

Puis nous allons rentrer dans une nouvelle zone de lacs. Cinq lacs se succèdent, les lagunas Ramaditas, Honda, Chiarcota, Helionda et Canapa. Les couleurs varient selon le soleil. Partout les flamants roses barbotent et les sommets de la Cordillère se reflètent dans les eaux.

C´est sur la rive de la Laguna Hedionda que nous allons prendre notre repas de midi. C´est vraiment cool de manger avec un tel paysage.

Nous reprenons la route vers le nord. C´est à partir d´ici que commence la Cordillère des Andes. Nous voyons se rapprocher le volcan Ollangue (5860 m), toujours en activité. Nous arrivons au Mirador Volcan, un point de vue d´où on aperçoit très bien les fumerolles qui s’échappent du cratère.

   

Le paysage ici est surprenant. Nous sommes sur « la mer de lave ». Les roches ont des formes très particulières comme celle-ci, on dirait une vague de pierre.

   


Toujours plus loin vers le nord, nous traversons le Salar de Laguani, un grand désert de sel. Mais c´est demain que nous verrons le plus beau de tous, le fameux Salar de Uyuni.

Nous arrivons dans le village de San Juan de Rosario. Cela faisait bien longtemps que nous n´avions pas rencontre de village ni de cultures d´ailleurs. Ici c´est la région des champs de quinoa. C´est l´époque de la récolte. Bien sûr, il n´y a aucune machine. Tout se fait à la main.

Dans le village, nous allons visiter un petit musée sur l´histoire de la région et juste à côté le sanctuaire des momies. C´est un ancien cimetière, ou les indiens Aymara enterraient les personnalités importantes dans une sorte maison arrondie en pierre avec une fenêtre. Les morts étaient disposés assis, en position fœtale et on peut voir aujourd´hui les restes de chacun avec les des poteries qui les entourent. C´est assez surprenant.

   

C´est reparti en direction du Salar. Ce soir les conditions d´hébergement seront meilleures. Nous allons dormir dans un hôtel de sel. Nous sommes très agréablement surpris à notre arrivée de découvrir un lieu très original et bien plus confortable. Les murs sont en briques de sel, les meubles également. Le sol est recouvert d´une sorte de gravier en sel. Et en plus, nous avons une chambre pour nous deux.

   


Nous passons une dernière soirée bien sympa avec le groupe que nous avons souvent retrouvé pendant ces trois jours.

Nous sommes surpris de constater que nous n´avons pas froid et nous en déduisons que le sel doit être isolant.

Il nous tarde de voir le Salar. Nous partirons demain à 5h pour voir le lever du soleil sur le désert de sel et nous prendrons le petit déjeuner sur place. Génial !

Mercredi 9 mai, 4eme jour du tour

5h du matin.

Une fois le 4x4 chargé, nous filons vers le Salar de Uyuni. A 3650 m d´altitude s´étend le plus grand désert de sel du monde, l´équivalent de deux départements français. Lorsque l´on rentre dans le désert, la zone est inondée. D´ailleurs nous ne pourrons pas aller jusqu´à l´Isla Inca Huasi, une ile couverte de cactus au milieu du désert car elle est inaccessible aujourd’hui. Dommage.

C´est assez impressionnant de rouler ainsi dans la nuit dans cette immensité. On se demande comment Victor se choisit sa route. Il n´a pas de gps. Il doit se repérer par rapport aux montagnes que l´on aperçoit au loin.

L´horizon commence à se colorer. La lumière apparait petit à petit. C´est extraordinaire !!!

   

Petit à petit, l’eau sur le sol disparaît et nous roulons maintenant sur une bonne croûte de sel.

Il fait jour et nous nous arrêtons.

Par contre il fait TRES froid ! Mais quel spectacle ! Du blanc, du blanc à perte de vue. On croirait marcher sur la neige d´une banquise. Le sel craque de la même façon.

   

Nous prenons notre petit déjeuner ici. C´est incroyable ! Ça fait du bien de tenir une tasse de thé ou de café bien chaud qui réchauffe les mains. Nelba a fait un bon gâteau. La vie est vraiment belle.

   

Nous prenons des dizaines de photos et nous profitons du lieu pour jouer avec les perspectives.

   

   

Nous repartons. La voiture trace à travers l´immensité blanche. Il fait très beau. Puis on arrive dans une zone ou le sel a pris des formes géométriques, souvent hexagonales. C´est magnifique !!!!!!!!!!!!!!

   

   




 Web Master: Marc Terrasson